Une vingtaine de journalistes burkinabè ont été conviés par le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) à un atelier sur l’exploitation des données issues des sondages d’opinion.
Initier les journalistes aux techniques d’extraction des données d’informations pertinentes à partir des enquêtes sur l’opinion publique produites par le réseau Afrobaromètre, tel était l’objet de cet atelier de sensibilisation. Afrobaromètre est un réseau qui publie régulièrement des sondages dans une vingtaine de pays africains au sud du Sahara. Son partenaire au Burkina Faso est le CGD dont la dernière enquête date de 2008. Il a un répondant dans chacun des 20 pays. Les participants ont eu droit à des présentations de base sur ce qu’est un sondage afrobaromètre, comment il est réalisé, son degré de fiabilité, etc. Camille Quenum, responsable à la communication de l’IREEP (Institut de recherche empirique en économie politique) et Adama Tiendrébéogo , coordonnateur adjoint des enquêtes au CGD, ont entretenu les hommes de médias sur les techniques de sondages d’opinion et insisté sur l’exploitation des données issues des sondages pour informer les populations, interpeller les décideurs, etc. Une phase pratique a permis aux journalistes de se familiariser avec les outils en ligne du réseau Afrobaromètre. Les outils sur le site permettent d’obtenir des informations et des données par thème, par pays, par genre avec une possibilité de croiser ces dernières entre pays, afin de faire des comparaisons. Les journalistes ont apprécié cette initiative. Certains découvraient pour la première fois le site de Afrobaromètre et ses ressources. Les débats ont porté sur l’échantillonnage pour réaliser les sondages et sur les marges d’erreurs. Il est ressorti des échanges que les sondages tels qu’ils sont réalisés par le réseau Afrobaromètre sont réalisés avec la plus grande rigueur scientifique et que les gens les apprécient selon que les résultats les arrangent ou pas. Les domaines abordés par les sondages Afrobaromètre touchent à la démocratie, à la gouvernance, aux conditions de vie des populations, de macro économie et au marché, à la participation, au capital social... Cet atelier de sensibilisation a été également l’occasion pour le Centre pour la gouvernance démocratique de lancer officiellement les activités de son Club de presse. C’est un cadre informel de discussions et d’échanges entre hommes de médias autour des thématiques liées à la bonne gouvernance, à la démocratie, à la participation citoyenne, à la décentralisation, etc. Ce club s’est doté d’un plan d’actions et développera une synergie d’actions pour améliorer la diffusion et la compréhension des enjeux de la bonne gouvernance politique, économique et sociale au Burkina Faso.
La méthode de sondage
Afrobaromètre se base sur des interviews personnalisées pour obtenir des informations venant de répondants individuels. Le même questionnaire, qui contient des questions identiques ou fonctionnellement équivalentes, est administré à tous les répondants dans chacun des pays. Les questions étant standardisées, les réponses peuvent être comparées entre pays et dans le temps. Au cours de l’interview individuelle, l’enquêteur se rend dans un ménage sélectionné au hasard pour interviewer une personne tout aussi sélectionnée au hasard au sein de ce ménage. L’enquêteur pose au répondant une série de questions en entretien direct de type face-à-face, dans la langue de choix de celui-ci. Il note les réponses (aux questions) données par le répondant. Les avantages qui résultent de cette méthode sont non seulement le taux de réponses de l’enquête habituellement élevé, mais aussi les répondants ont l’opportunité de clarifier leurs réponses. En agrégeant les réponses obtenues, l’on est à mesure de faire des inférences sur l’opinion publique.
Source: Le Pays



