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PLAN STRATEGIQUE de l'IREEP: 2012-2016 (Nouveau).

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IREEP: PLAN STRATEGIQUE 2010-2016

MOT DU DIRECTEUR

 

La lutte pour la réduction de la pauvreté dans laquelle se sont engagés les pays africains dont particulièrement le Bénin, passe par une croissance économique forte et une répartition équitable des fruits de cette croissance. Ceci suppose l’existence d’un secteur privé dynamique créateur de richesses et pourvoyeur d’emplois.

Pour y parvenir, un accent particulier doit être mis sur la formation de pointe et la recherche de qualité.

Or, le manque cruel de ressources humaines qualifiées et ayant une connaissance approfondie des enjeux locaux, est resté pendant longtemps un frein pour le développement du continent.

Afin de contribuer à la résolution de ce goulot d’étranglement, l’Institut de Recherche Empirique en Economie Politique (IREEP) a  été créé en Janvier 2004. En 2006, l’IREEP s’est doté de deux départements, l’un de recherche et de formation. Dès lors, l’IREEP intervient dans plusieurs domaines en matière d’évaluation d’impact, d’appuis conseils, de formation aux différentes méthodes modernes statistiques, économiques et, élargit ses actions en formation de courte durée des cadres des administrations publiques et privées ou des Organisations Non Gouvernementales (ONG) en planification, programmation, budgétisation, suivi-évaluation des projets et programmes.

En effet, depuis sa création, l’Institut a procédé à l’évaluation de plusieurs projets et programmes dans les secteurs tels que l’éducation, la santé, la gouvernance, la microfinance, la démocratie, la décentralisation, etc.

Fort de ses acquis, l’Institut ambitionne d’atteindre quatre (04) programmes masters dans le cadre de l’Africain School of Economics (ASE), une université panafricaine à vocation internationale avec l’IREEP comme l’un de ses centres de recherche auquel s’ajoutera l’Institut de Développement du Secteur Privé (IDSP). Des représentations de ces derniers sont en cours de création dans divers pays africains tels que le Gabon, le Togo, le Burkina Faso, la RDC.

Dans cet élan, l’Institut s’est donné une vision dont la réalisation nécessite la mise en place d’un plan stratégique.. Ce document permettra entre autres, de mieux canaliser ses actions à travers des indicateurs de performance précis, de les exécuter à temps et de les évaluer afin d’en mesurer la performance, grâce à un mécanisme de suivi-évaluation efficace sera mis en place pour veiller à l’exécution des actions élaborées.

 

 

 

 

 

Leonard WANTCHEKON

Professeur de Sciences économique et Politique à Princeton University

Directeur Fondateur de l’IREEP


RESUME EXECUTIF

L’Institut de Recherche Empirique en Economie Politique (IREEP) a été créé en Janvier 2004 au Bénin sous l’impulsion d’un groupe d’enseignants, porté par le professeur Léonard Wantchékon[1], suite au constat d’insuffisance de centres de formation d’excellence en Afrique en général et particulièrement au Bénin. A sa création, l’institut s’est fixé pour missions de contribuer à l’élaboration des politiques publiques par la recherche empirique d’une part  de former des cadres pour le secteur public et privé d’autre part. Cette contribution passe par la formation d’étudiants africains au niveau master afin de les préparer à la recherche empirique avancée et de leur faciliter l’accès aux filières doctorales en économie publique, en statistique appliquée et en science politique.

Ainsi en six années d'existence, l’institut a formé plus de quatre-vingt dix étudiants Ouest-africains, dans son programme de Master en Economie Publique et Statistique Appliquée (MEPSA).

En outre, l’IREEP a coordonné et réalisé diverses études dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la gouvernance, de la démocratie, de la criminalité, du fonctionnement des institutions, de la micro finance, et dans le domaine du rôle des médias dans la qualité des services publics. Ces projets de recherche qui sont pour la plupart des études d’évaluation d’impact sont soit élaborés par l’IREEP, soit entrepris avec des partenaires internationaux ou avec des gouvernements, notamment Banque Mondiale, DFID, DANIDA, Freedom from Hunger, Stanford University, Gouvernement de la Cote d’Ivoire, mairies de Porto Novo et de Zagnanado, etc. Il est l’un des principaux partenaires du réseau AfroBaromètre, en Afrique francophone depuis 2005.

En 2009, l’Institut a été sélectionné par l’Initiative Think Thank (ITT) comme l’un des 24 meilleurs centres de recherche en Afrique pour bénéficier d’une subvention pour appui institutionnel par le Centre de Recherche pour le Développement International (CRDI). L’IREEP est également le seul centre de recherche africain ayant participé à la composition de l’indice de gouvernance de la fondation Mo Ibrahim.

Par ailleurs, muni d’une gestion financière orthodoxe,

L’IREEP étend son champ d’intervention dans plusieurs pays Africains (Burkina Faso et Togo initialement et ensuite Côte d’Ivoire, Congo, Madagascar, Mali et Sénégal) à travers la création de cellules nationales IREEP gérées par des chercheurs locaux, y compris des anciens étudiants du MEPSA , et pilotant la recherche en conduisant des études d’évaluation d’impact à travers les enquêtes .

Toutefois, malgré les nombreuses avancées connues depuis sa création, l’IREEP, fait face aujourd’hui à deux défis majeurs notamment :

ü le renforcement de ses capacités techniques et organisationnelles pour être l’un des principaux centres d’excellence en matière de formation et de recherche ;

ü le renforcement de son leadership pour mieux influencer les choix des décideurs et des partenaires au développement en Afrique, en vue de mieux contribuer au développement de l’Afrique en général et du Bénin en particulier.

Fort de ses acquis au cours des six dernières années et pour relever les défis qui s’imposent à lui, l’IREEP se fixe aujourd’hui une nouvelle vision, celle de «devenir le plus grand centre d’excellence dans les domaines de la formation et de la recherche en sciences sociales en Afrique ».

Ainsi, l’objectif général lui permettant de réaliser cette vision est celui qui consiste à contribuer au développement de l’Afrique à travers la formation et la recherche. De façon spécifique, il s’agira :

  • d’améliorer sa visibilité et de renforcer son influence sur les choix de politiques publiques en Afrique ;
  • d’élargir son champ de recherche à d’autres sciences sociales et,
  • de devenir le plus grand centre de formation en économie et en management en Afrique avec une nouvelle  gamme de programmes de formation.

L’intérêt est double, mettre la recherche au service du développement et enrichir l’Afrique en ressources humaines de qualité et formées sur place. Pour ce faire, l’actuel Institut de Recherche Empirique en Economie Politique (IREEP) a besoin de se doter d’un campus autonome d’ici 2014 et de se transformer en une grande école « African School of Economics (ASE) » au sein duquel la structure en charge de la recherche sera dénommée «IREEP».

Dans un univers concurrentiel béninois et africain où les centres de formation foisonnent, mais dans un secteur en pleine croissance, la future African School of Economics (ASE) se positionne comme porteuse d’une formation haut de gamme, au standard occidental.

Pour atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2016 les dix (10) axes stratégiques ci après ont été retenues :

  1. Renforcement des capacités techniques, organisationnelles et institutionnelles ;
  2. Promotion d’une gestion optimale du personnel ;
  3. Mise en place de nouveaux programmes de formation répondant aux normes internationales ;
  4. Amélioration de la gestion des programmes académiques suivant des normes de qualité ;
  5. Promotion du placement et suivi des diplômés de l’IREEP ;
  6. Renforcement de la recherche au service du développement et mise en place d’une série de formations de courte durée ;
  7. Amélioration de la visibilité des activités de l’IREEP;
  8. Amélioration du leadership de l’IREEP en matière d’influence des politiques publiques;
  9. Mise en place d’un mécanisme efficace de recherche de financement pour les activités de l’IREEP ;

10. Amélioration de la gestion des ressources financières et matérielles de l’IREEP.

Ces axes stratégiques sont déclinés en actions à mettre en œuvre sur la période 2012-2016. Leur mise en œuvre sera  sera rigoureusement mesurée grâce à des indicateurs de performance retenus dans un plan d’action.

Par ailleurs, un mécanisme de suivi-évaluation sera mis en place afin d’assurer une cohérence entre les actions effectivement mises en œuvre et celles prévues dans le cadre de l’atteinte des objectifs fixés par le présent plan stratégique.

Introduction

La bonne marche d’une organisation nécessite une gestion efficace qui passe par une planification, une exécution rigoureuse des tâches pour atteindre des résultats escomptés. Comme dans la plupart des organisations (structures) privées, publiques, parapubliques, la Gestion Axée sur les Résultats (GAR) est un mode de gestion adoptée dans la majorité des cas.

En effet, cette méthode se décline en cinq composantes à savoir :

  • La planification stratégique ;
  • La planification opérationnelle, programmation ;
  • La budgétisation ;
  • Le suivi-évaluation ;
  • La reddition de compte et la prise en compte des résultats par les décideurs.

Ainsi, la GAR commence par une phase de planification stratégique impliquant la définition d’une vision future de l’organisation, de sa clientèle cible, de sa mission et des indicateurs de résultats clés.

L’Institut de Recherche Empirique en Economie Politique (IREEP) a engagé plusieurs réformes institutionnelle, organisationnelle et budgétaire pour assurer la qualité et la croissance de ses interventions (formation, recherche) en vue d’obtenir les résultats escomptés. Cela nécessite l’élaboration d’un budget annuel.

Bien malheureusement, cette gestion budgétaire a toujours été faite en dehors de tout cadre stratégique. Cela rend souvent difficile

l’exercice d’élaboration, d’exécution et de suivi-évaluation du budget et de ses actions. C’est pour combler cette insuffisance que le présent plan stratégique est élaboré.

I.    Contexte et justification

1.1.      Bref historique DE L’IREEP

Au nombre des défis majeurs de l’Afrique, figure l’éducation car l’amorce d’un développement durable du continent nécessite un capital humain efficient. Malheureusement, la majorité des pays subsahariens manque de pôles, capables de former des compétences, maîtrisant les enjeux internationaux. En outre, la production scientifique n’est pas féconde, notamment en sciences sociales.

Pour ce faire, les Africains, à la recherche d’une formation de pointe, émigrent en Occident. Pour autant, après leur diplôme, le nombre de retour dans leur pays est moindre, par rapport aux besoins du terrain. Et le manque de ressources humaines s'accentue dans les pays africains, notamment en management, en analyse des politiques publiques et en économie. Ce faisant, l’Afrique perd chaque année plus de deux mille cadres (Sylvie Brunel, 2004). Plus précisément, selon une étude réalisée par l’Organisation pour la Coopération et le Développement Economique (OCDE), entre 25 et 50 pour cent de diplômés africains issus de pays tels que le Mozambique, le Ghana, le Kenya et l’Ouganda vivent dans des pays de l’OCDE.

Par ailleurs, sur le plan de la recherche, les décideurs politiques et les partenaires au développement ont très peu d’instruments pour assurer un choix judicieux des politiques publiques en Afrique.  Il est loisible de constater l’absence des universitaires africains dans les grands débats académiques portant sur le développement du continent. Ceci n’est pas surprenant, lorsqu’on sait que des professeurs titulaires en sciences économiques et en gestion des universités africaines, après une vingtaine d’années d’enseignement et de recherche, n’ont aucune publication scientifique à leur actif. C’est pourquoi, il urge de travailler sur le long terme et de former une nouvelle élite intellectuelle capable de contribuer, de façon significative, à la conception des priorités de développement dans les pays africains. L’expérience de l’Afrique du Sud et de l’Ile Maurice démontre que les pays africains peuvent atteindre l’excellence. Le rayonnement des pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde Chine, et Corée du Sud) témoigne que le renforcement du capital humain accompagne le développement économique.

C’est répondre à cette insuffisance en ressources humaines adéquates en Afrique, que l’IREEP, une organisation non gouvernementale béninoise, à but non lucratif, a été crée sous l’impulsion du Professeur Léonard Wantchékon.. Cet institut est doté d’un Conseil d'Administration et d’un Comité Directeur..

Le développement des activités de l’IREEP est également motivé par la demande sur le marché. Il coule de source que de nouvelles idées génératrices du développement doivent émaner de chercheurs locaux. A preuve, les organisations internationales et les ONG sont en quête de connaissances fines du tissu social.

Pour combler le vide d’expertises en la matière, ces structures organisent des ateliers, des séminaires à l’intention des cadres nationaux, afin de les doter d’instruments nécessaires à ces études sociologiques. Mais, ces espaces de formation sont de courte durée.

De même, l’augmentation des investissements directs étrangers et la bonne croissance économique soutenue en Afrique subsaharienne (5,2% ces trois dernières années) nécessitent une matière grise de qualité.

C’est pourquoi, des instituts et des universités prolifèrent localement pour satisfaire ces demandes. Cependant, le problème reste entier en ce sens que le niveau de formation et la qualité des recherches de ces centres de formation et de recherche n’atteignent pas l'échelle internationale.

En six années, l’IREEP a déployé ses activités sur plusieurs axes:

  • Plus de quatre vingt dix étudiants africains ont été formés pour l’obtention du diplôme de Master en Economie Publique et Statistique Appliquée (MEPSA) en quatre années académiques. Les étudiants du MEPSA viennent du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Mali et du Togo et sont titulaires d’une licence en Mathématique, Statistique, Economie ou tout autre diplôme équivalent. Les diplômés du MEPSA sont en forte demande dans la sous-région et plus de la moitié des étudiants de la promotion 2006-2009 sont déjà employés dans les centres de recherche en Afrique de l’Ouest, à la Banque Mondiale et dans les  organismes gouvernementaux.
  • Le corps enseignant du MEPSA est composé de professeurs de renommée internationale en poste dans des universités américaines, françaises et ouest-africaines.
  • En outre, l’IREEP a coordonné depuis sa création, plus de trente (30) études[2] dans les domaines de la santé, de l’éducation, la gouvernance, la démocratie, la criminalité, le fonctionnement des institutions, la micro finance, et dans le domaine du rôle des médias dans la qualité des services publics. Ces projets de recherche sont soit des projets élaborés par l’IREEP, soit des projets entrepris avec des partenaires internationaux ou avec des gouvernements de l’envergure suivante : Banque Mondiale, l’Agence Britanique pour le Développement International (en anglais : DFID), DANIDA, Freedom from Hunger, Stanford University, l’Agence Française de Développement (AFD), l’Ecole Polytechnique de Paris, Gouvernement de la Cote d’Ivoire, mairies de Porto Novo et de Zagnanado, etc. Il continue d’être sollicité par diverses organisations pour l’utilisation de son expertise dans la recherche rigoureuse.

Sur le plan financier, les bilans, consolidés de l’institut, témoignent de sa vitalité et surtout de sa rentabilité. Alors qu’il n’a reçu ni subvention, ni soutien budgétaire depuis sa création, les recettes de l’institut ont évolué progressivement depuis 2006 à 2009 et se sont établies à plus de $ 300 000.,

Ainsi, la crédibilité de l’IREEP s’est considérablement confortée ces quatre dernières années. Aussi, vient-il d’être sélectionné parmi les lauréats de l’Initiative Think Tank (ITT) administrée par le Centre de Recherches pour le Développement International du Canada (CRDI) qui vise à soutenir une vingtaine d’institutions en Afrique afin de renforcer leur capacité en matière de recherche et d’influence des politiques publiques. En effet, en juillet 2009, suite à un processus hautement sélectif, il a obtenu l’appui institutionnel et financier de $ 220 000/an du CRDI. Ce soutien de quatre ans vise à consolider le socle institutionnel de l’IREEP, à recruter des chercheurs et du personnel administratif, à financer les journées scientifiques et à intensifier la communication sur les travaux de recherche. En tant que lauréat de l’ITT, l’IREEP se doit de devenir un des meilleurs centres de recherche et d’influence en matière de choix des politiques publiques en Afrique.

Fort de ces acquis, l’IREEP s’est donné pour nouvelle vision de « Devenir le plus grand centre d’excellence dans les domaines de la formation et de la recherche en Management et en Economie en Afrique ».

Pour opérationnaliser cette vision, il est urgent que l’institut se dote d’une stratégie mettant l’accent sur ces principaux domaines d’intervention notamment la formation diplômante et de courte durée (renforcement de capacité dans plusieurs domaines tels que la chaîne Planification, Programmation, Budgétisation, Suivi-Evaluation : PPBS), la recherche et l’influence du choix des politiques publiques en Afrique. Cette stratégie sera déclinée en plan d’actions sur la période de 2012 à 2016.

Afin d’identifier les stratégies à mettre en œuvre pour opérationnaliser la nouvelle vision de l’IREEP, il est utile de faire une analyse diagnostique du développement actuel de l’Institut en rapport avec ses nouvelles ambitions.

1.2.      DIAGNOSTIC STRATEGIQUE

Le diagnostic stratégique permet d’analyser et d’apprécier le cadre institutionnel, organisationnel actuel de l’IREEP au regard de sa nouvelle vision et de dégager les problèmes qui se posent. Par ailleurs ce diagnostic permet de mettre en exergue les forces, faiblesses, opportunités et menaces que présentent l’environnement interne et externe de l’IREEP pour mieux identifier les défis à relever afin de formuler des stratégies conséquentes pour une réorientation des actions futures de l’Institut sur la période de 2012 à 2016.

1.2.1 Analyse du cadre institutionnel de l’IREEP

Les statuts actuels de l’institut sont ceux d’une organisation non gouvernementale régie par la loi de 1901 sur les associations.

L’instance de décision est le conseil d’administration qui définit les grandes priorités et qui vote les budgets annuels de l’institution. Un conseil scientifique composé l’IREEP et de représentants d’institutions partenaires définit le programme scientifique. Entre temps, en 2006, l’IREEP a ouvert à la suite d’un partenariat avec l’ENEAM un département de formation qui abrite le Master en Economie Publique et Statistique Appliquée (MEPSA) régi à son tour par un conseil pédagogique.

Ce partenariat couvre la période de 2006 à 2011. A partir de 2012, une formule de substitution s’impose et consiste à revoir les statuts juridiques de l’IREEP afin qu’il devienne un centre de formation et de recherche d’envergure internationale (ASE : Africa School of Economics).

1.2.2 Analyse de l’environnement interne de l’IREEP

1.2.2.1   Force de l’institut

Le cadre organisationnel de l’IREEP est caractérisé dans son ensemble par un bon fonctionnement des structures. En effet, le personnel est responsabilisé à travers des cahiers de charges claires et des ressources d’exécution attribuées. La collaboration affichée entre les cadres permet de réaliser à temps les tâches affectées aux uns et aux autres et de contribuer efficacement à l’atteinte des objectifs de l’Institut. Toutefois, quelques difficultés dues au manque de personnel, de matériels et de locaux constituent encore des goulots d’étranglement [instabilité du personnel]. Ainsi, des dispositions sont prises pour palier ces situations à travers le renforcement de capacité en ressources humaines et matérielles.

1.2.2.2    Analyse des capacités techniques internes de l’IREEP

L’analyse des capacités techniques de l’IREEP à conduire sa vision dévoile des forces, faiblesses, opportunités et menaces.

  1. L’analyse diagnostique dégage des forces multiples pour l’IREEP dans ses deux domaines d’intervention.

Formation

Le marché de l’enseignement supérieur est en pleine croissance en Afrique et bénéficie d’une très forte demande. La clientèle se renouvelle en permanence étant donné que l’éducation est une « consommation vitale » et un marché stimulant pour les investisseurs grâce à sa clientèle facilement « captive ».

Dans le domaine de la formation, en six ans d'existence, l’institut a déployé ses activités sur plusieurs axes. Il a formé plus de quatre-vingt dix (90) étudiants de l’Afrique de l’ouest, à travers son programme de Master en Economie Publique et Statistique Appliquée (MEPSA) mis en place depuis juin 2006. Cette formation est assurée par des enseignants de rang magistral européens, américains et africains. La mise en œuvre du programme MEPSA a permis à l’IREEP de créer des partenariats entre plusieurs enseignants chercheurs de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC), de l’Ecole National de la Statistique et d’Economie Appliquée (ENSEA) d’Abidjan et des universités américaines et européennes notamment l’université Laval, l’Université d’Ottawa, l’Université de New York, l’Université de Toulouse, l’Université Polytechnique de Paris, l’Université Catholique de Louvain en Belgique, l’Université de Michigan, l'Université de Missouri aux Etats-Unis, et l’Ecole Nationale des Pont et Chaussées de Paris. Les diplômes de l’institut sont prisés sur le marché de l’emploi et pour preuves, certains étudiants des premières promotions de l’Institut travaillent déjà dans les organisations internationales et gouvernementales. D’autre part, dans le cadre des nombreux travaux de recherche conduits par l’IREEP, les dispositions sont prises pour assurer et garantir l’implication des étudiants du MEPSA dans la conduite des travaux de collecte et d’analyse des données. Cette stratégie retenue par l’Institut permet aux étudiants du MEPSA non seulement d’appliquer les notions techniques apprises dans le programme de formation mais également de payer une partie de leur frais de formation à travers les ressources financières qu’ils mobilisent de par leur participation aux activités de recherche de l’institut.

Par ailleurs, depuis sa création, l’IREEP a à son actif l’organisation de trois écoles de formation en méthodes quantitatives d’évaluation des politiques publiques au profit d’étudiants et de chercheurs béninois. Par ailleurs, pour le compte du réseau Afrobaromètre, l’IREEP a organisé trois écoles de formation pour l’initiation à la recherche au profit des pays francophones du réseau notamment Madagascar, le Burkina-Faso, le Mali, le Sénégal. Des représentants de la Côte d’Ivoire et du Togo ont également bénéficiés de ces formations destinées à outiller les participants à l’utilisation des bases de données d’enquêtes d’opinion publique à des fins de recherche. Les meilleurs papiers issus de ces recherches sont soumis à des  publications dans les working papers du réseau Afrobaromètre.

Recherche & partenaires

Dans le domaine de la recherche, l’IREEP a coordonné diverses études dans les secteurs de la gouvernance, de la démocratie, de la santé et aussi pour l’évaluation du rôle des médias dans la qualité des services publics. Il est depuis 2006 l’un des principaux partenaires du Réseau Afrobaromètre en Afrique francophone. Dans le cadre du réseau Afrobaromètre et d’autres partenariats, l’IREEP a coordonné diverses études et enquêtes dans la sous région notamment au Burkina-Faso, au Mali, en Côte d’Ivoire, au Sénégal et à Madagascar. Il poursuit également l’évaluation d’autres pays pour leur intégration dans le réseau. A cet effet, le Togo, le Niger, la République Centrafricaine, le Gabon, sont évalués en 2011 puis le Cameroun, les Comores, le Burundi et d’autres le seront en 2012.

Finance

Sur le plan financier, ses bilans consolidés témoignent de la vitalité financière de l’institut. Sa notoriété et sa crédibilité sur les plans technique et financier le dotent de la confiance de grands organismes internationaux. En 2009, il a obtenu l’appui institutionnel et financier (220 000 dollars/an) du Centre Canadien de Recherches pour le Développement International (CRDI), dans le cadre de l’initiative Think Tank. Ce soutien, étalé sur quatre ans, vise à consolider le socle institutionnel de l’IREEP, à recruter des chercheurs et des administratifs, à financer les journées scientifiques et à assurer la communication sur les travaux de recherche.

Ainsi, l’IREEP dispose aujourd’hui d’une connaissance fine de l’univers de l’enseignement supérieur, au Bénin, en Afrique et dans le monde. Sa notoriété accompagne sa bonne image, tant au Bénin que dans les enceintes internationales. La satisfaction de ses étudiants, de ses nombreux partenaires (La Banque Mondiale, la Danida, la fondation GIGA, la fondation Freedom from Hunger, Standford University, le Gouvernement Béninois, le Gouvernement Ivoirien, l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), l’Université d’Abomey Calavi, le Centre DIAL-Paris etc.) et des acteurs institutionnels et de recherche lui permet de bénéficier de leurs recommandations dans leurs différents réseaux, ceci, grâce à la qualité de la formation, de sa rigueur dans la recherche et le suivi des différentes enquêtes menées.

Le sens de responsabilité de son personnel, leur motivation et la compétence démontrée des professeurs font des ressources humaines le pilier de sa force pour propulser la réalisation de ses actions.

  1. Faiblesses

Cependant, l’institut recèle certaines faiblesses. Il souffre d’une insuffisance institutionnelle. Son Conseil d’Administration nécessite un renforcement. Il en est de même pour son Conseil Scientifique et ses organes de gestion du MEPSA. Au niveau organisationnel, l’Institut a amorcé la restructuration de ses organes de gestion, les outils du point de vue technique à travers des formations continues et spécifiques dans le domaine de la gestion, du suivi-évaluation et en matière de recherche scientifique. L’IREEP a intégré depuis Janvier 2012 ses locaux situés à Abomey-Calavi, beaucoup plus spacieux et confortable pour la recherche.

Dans le domaine de la recherche, le personnel de recherche de l’institut est en nombre réduit ; sept chercheurs dont un professeur, deux docteurs. L’Institut a donc besoin d’avoir une gamme diversifiée de chercheurs séniors et à plein temps pour améliorer la qualité de ses produits de recherche. La majorité des chercheurs de l’institut n’ont pas encore un accès facile aux revues scientifiques internationales. En dehors des projets de recherches financés par des organisations internationales ; les projets de recherche initiés par l’institut et le nombre d’articles annuellement publiés et rédigés par les chercheurs de l’institut sont assez réduits. Malgré les nombreux travaux de recherche conduits par l’institut et dont les résultats sont disséminés auprès des acteurs du processus de développement, des efforts sont encore à faire pour que les travaux de recherche de l’IREEP soient au cœur des outils de choix des politiques de développement au Bénin. L’IREEP n’influence pas encore suffisamment les choix des politiques de développement au niveau national ; ceci suppose qu’il importe que les stratégies et  les résultats des travaux de recherche de l’IREEP soient suffisamment vulgarisés et disséminés au niveau de tous les acteurs du processus de développement national notamment les médias, le gouvernement, les parlementaires, les partenaires techniques et financiers les enseignants chercheurs et la société civile.

Dans le domaine de la formation ; le seul programme académique conduit par l’Institut depuis sa création est le Master en Economie Publique et Statistique Appliquée (MEPSA) dont la qualité des cours reçus n’est plus à démontrer. Malgré la qualité du corps enseignant, la formation souffre encore du besoin d’un noyau dur d’enseignants pour le suivi et l’évaluation des travaux de recherche des étudiants et des chercheurs de l’Institut. Des efforts sont certes faits pour assurer l’insertion professionnelle des diplômés du MEPSA mais l’Institut ne dispose pas encore d’un programme de placement systématique de ces étudiants sur le marché du travail. Au regard des états financiers de l’IREEP au cours des huit dernières années, le recouvrement des frais de formation constitue un problème crucial faute de la précarité des conditions de vie de la majorité des étudiants non boursiers. En somme, le programme MEPSA a besoin d’être renforcé à travers l’amélioration du processus d’encadrement des mémoires des étudiants de fin de formation par des enseignants permanents qualifiés ; le recrutement d’enseignants permanents ; la conduite du processus d’homologation et de reconnaissance du diplôme par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRS) et le Centre Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) et l’amélioration des conditions de travail des étudiants (enrichir la bibliothèque et l’agrandir , rechercher des bourses de formation aux étudiants, utiliser les TIC comme outils de la formation, élargir le parc informatique de l’Institut, agrandir les capacités des locaux pour les cours et construire des résidences, etc.)

Pour élargir son horizon et devenir le plus grand centre d’excellence dans les domaines de la formation et la recherche en économie et en management en Afrique, l’IREEP a besoin d’élargir son programme de formation à une gamme de nouveaux programmes répondant au mieux aux besoins en formation pour l’accompagnement du processus de développement de l’Afrique. En raison de ce besoin pour l’IREEP d’avoir de nouveaux programmes de formation, il est à noter que l’Institut ne dispose pas encore d’un réseau densifié pour assurer le stage et le recrutement des étudiants. Par ailleurs, il manque de locaux propres. Au regard de ceci et pour atteindre ses prochaines ambitions dans les domaines de la formation, de la recherche et l’influence du choix des politiques publiques, l’Institut a besoin de mettre en place dans le court terme et le moyen terme certains facteurs clefs de succès, à savoir :

  • se positionner comme un centre de formation haut de gamme, avec des justificatifs forts ;
  • recruter des enseignants permanents de qualité et disposant d’un contrat ;
  • accompagner la formation d’une intense activité de recherche ;
  • rechercher des bourses de formation aux étudiants ;
  • assurer la reconnaissance des diplômes des programmes de formations de l’Institut ;
  • nouer des partenariats pour délivrer des diplômes des universités et écoles de l’Amérique du Nord et de l’Europe ;
  • mettre en place une charte qualité des formations ;
  • disposer d’une grille d'évaluation interne de la charte qualité et les publier ;
  • disposer d’un dispositif de contrôle de qualité des produits de recherche de l’Institut ;
  • se doter d’un campus autonome avec des conditions optimales de travail ; se doter d’une bibliothèque bien fournie et assurer la facilitation du personnel de recherche et des étudiants aux revues scientifiques ;
  • se doter des équipements de communication pour mettre les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) au service de la formation et de la recherche ;
  • tisser un réseau efficace pour insérer professionnellement les étudiants diplômés de l’Institut ;
  • renforcer le cadre institutionnel de l’IREEP, avec un conseil d’administration et un conseil scientifique ainsi que les organes de gestion des programmes de formation restructurés et fonctionnels ;
  • disposer d’un mécanisme dynamique de renforcement des capacités du personnel administratif et de recherche ;
  • disposer et mettre en œuvre une stratégie marketing et de communication pour définir son territoire et se démarquer des autres établissements de formation supérieure ;
  • disposer et mettre en œuvre une stratégie de suivi de la carrière du personnel ;
  • développer un mécanisme de suivi-évaluation efficace.

1.2.3 Analyse diagnostique de l’environnement externe de l’IREEP

L’analyse diagnostique de l’environnement externe de l’IREEP permet de dégager les défis qui s’imposent au regard du contexte économique nationale en matière d’offre et de demande de formations et des produits de recherche pour l’orientation des choix des politiques publiques.

L’accent sera surtout mis sur les opportunités, les menaces à la vision de l’IREEP. L’analyse abordera ensuite les questions relatives au marché de l’offre et de la demande de formation en vue de dégager les gammes de formation à mettre en place par l’IREEP dans les prochaines années pour répondre au besoins du marché et pour mieux contribuer au développement national et des pays de la sous région.

1.2.3.1   L’environnement macroéconomique : opportunités et menaces

En termes d’opportunités, le Bénin offre une image de «modèle démocratique » en Afrique, gage de stabilité politique. L’école se renforce dans un cadre socio-politique apaisé, propice aux affaires et aux études. L’Etat garantit le respect des règles de droit privé et de droit public. L’exercice dans le secteur de l’enseignement supérieur obéit à une réglementation bien établie, ce qui limite toute installation fantaisiste. Les acquis de l’IREEP, en termes de crédibilité, faciliteront l'obtention de l’agrément pour la mise en œuvre de nouveaux programmes de formation, voire de sa transformation en un grand centre d’excellence dans les domaines de la formation et de la recherche. En outre, l’Etat béninois et le marché de l’emploi local reconnaissent les diplômes délivrés en collaboration avec des structures étrangères.

La position géographique du Bénin l’avantage considérablement. Le pays loge au carrefour de l’Afrique à la croisée de l’Ouest et du Centre du continent. Son climat tropical limite les grandes intempéries et génère des températures douces, comprises entre 25° et 30°. Ni chaud, ni froid, le pays est propice à y vivre et agréable à y étudier. Le fait que le Bénin fasse parti des pays les moins avancés offre des opportunités insondables en matière de recherche pour l’orientation des choix de politiques publiques en.

Sur le plan démographique, la population du Bénin avoisine les 9 millions. Plus de la moitié de cette population a moins de 25 ans ; une couche en âge d’instruction scolaire et universitaire. La fuite des cerveaux vers les pays du Nord occasionne un manque de compétences pointues, pour combler les demandes en ressources humaines. Ces dernières ont besoin de s’adapter aux défis de la mondialisation. Leur formation nécessite une maîtrise des savoirs, du savoir-faire et du savoir-être, à l’échelle internationale.

Le développement des Technologies de l’Informatique et de la Communication est en plein et facilite les conditions d’étude.

  1. Menaces

Cependant, certaines menaces décelées sur ce marché peuvent affecter la réussite parfaite de la vision que l’IREEP s’est fixée. La majorité de la population béninoise végète encore dans la pauvreté. Et il en est de même pour les populations potentielles bénéficiaires des gammes de formations que l’IREEP entend offrir. Il s’agit des étudiants et chercheurs des pays de l’Afrique.

Le peu de contrôle assidu de l’Etat dans les centres de formations laisse libre cours à des abus. Des promoteurs ne respectent pas leur engagement : le contenu des programmes ne reflète pas toujours avec les diplômes délivrés. Des publicités mensongères, sur la qualité des formations, ont fini par discréditer le secteur de l’enseignement supérieur privé. Les emplois sont obtenus au Bénin par le réseau. Des diplômés qui n’en disposent pas sont laissés sur le carreau, malgré leurs compétences avérées.

Au niveau national ; il n’existe pas des réseaux de recherche assez actifs pour l’influence des politiques publiques. De plus, il faut noter l’inexistence de revues scientifiques au niveau national pour la publication des papiers de recherche. Ainsi, beaucoup d’efforts restent à faire pour la promotion de la recherche scientifique dans les universités béninoises.

1.2.3.2   Analyse diagnostique du marché de la formation au Bénin

v La demande

En 2004, l’Etat béninois a alloué 17 milliards de FCFA au secteur de l’enseignement supérieur. La demande concerne toute personne titulaire d’un baccalauréat ou d’un diplôme équivalent. Les années de formation varient entre 2 et 8 ans, selon le diplôme préparé du DEUG au Doctorat. La réforme en cours, dans le tissu éducatif béninois, harmonisera à terme les diplômes au système LMD (Licence, Master, Doctorat).

Actuellement, près de 40 000 étudiants suivent des formations dans le secteur de l’enseignement supérieur et 80% de ces étudiants sont formés dans les universités, les écoles et les instituts publics. Environ 5 000 étudiants d’origine béninoise évoluent à l’étranger. Au Bénin, de 9 964 en 1994, le nombre total d’étudiants est passé à 33 287 en 2004. Soit un peu plus de 2 000 nouvelles demandes chaque année. Dans la même période, l’effectif des étudiants des centres de formations supérieures privées a augmenté de 751 à 7 411.  La majorité des étudiants (85%) du secteur public se forme dans les facultés classiques notamment les sciences juridiques, les sciences économiques, les sciences et techniques, les lettres, les arts et les sciences humaines.

La crème de la formation dans le public rassemble quelques écoles et instituts spécialisés, à vocation professionnelle à savoir la médecine, la para-médecine, l’agronomie, l’économie, le management, l’informatique de gestion, la statistique, l’administration publique, la magistrature, l’ingénierie et le sport. Si l’accès à l’université est ouvert à tous les titulaires du baccalauréat, l’entrée dans les écoles professionnelles est sélective. Les compétences acquises dans ces filières offrent de très bonnes perspectives d’emploi. D’où l’intérêt croissant pour ces formations.

Les employeurs recherchent généralement dans les filières de service telles que la comptabilité, les banques, les finances, l’informatique, le marketing, la force de vente, la communication, les télécommunications, le journalisme, les ressources humaines... En outre, les agences de développement implantées au Bénin sont en quête de compétences pointues en économie, sociologie, environnement, aménagement du territoire, politiques publiques, démocratie participative, micro-finances, médiation culturelle... Des données quantitatives précises sur le nombre exact de ces besoins ne sont pas disponibles.

Une certitude est que le marché de l’emploi est en demande de cadres dotés d’une capacité d’analyse et d’encadrement, de haute qualité et d’un niveau supérieur.

La famille des étudiants (parents, oncles, tantes et fiancés) paie les études pour plus des deux-tiers. Le dernier tiers est celui des étudiants qui travaillent pour se prendre en charge. Ils mènent leur activité professionnelle et suivent, souvent le soir ou le week-end, une formation, pour renforcer leurs compétences. Plus de soixante-dix pour cent des étudiants du niveau Bac + 2 souhaitent poursuivre leurs études et obtenir un diplôme de troisième cycle.

La vitalité économique et politique du pays concourt à la croissance de ces demandes. Les défis de la mondialisation, avec la présence accrue des multi nationales en Afrique, participent de l’inscription de cette tendance dans la durée. Les parents sont souvent les décideurs finaux, même si leurs enfants en demeurent les prescripteurs. Ils sont motivés par une formation de qualité, capable d’assurer très rapidement le premier emploi au prospect.

Des structures d’enseignement supérieur privé ont saisi l’opportunité et tentent de satisfaire ces demandes.

v La concurrence

Les offres de formations sont réparties entre deux universités publiques et leurs écoles spécialisées (Abomey-Calavi et Parakou) d’un côté, et de l’autre quatre-vingt huit (88) établissements privés dont sept (07) universités. La concurrence présente sur ce marché peut être scindée en deux ordres : celle des offres de programmes dans le domaine des services publics et privés, comme celui du développement et des organisations internationales (directe) et celle des offres substituables (indirectes).

  • § La concurrence directe

Elle concerne les formations de 3e cycle au Bénin, proches des nouveaux programmes que l’IREEP veut développer notamment le niveau Bac + 5. Sept établissements privés offrent ces formations.

Ils forment aux DESS (Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées), DEA (Diplôme d’Etudes Approfondies) et aux Masters tant dans le secteur public que privé.

  • § La concurrence indirecte :

Elle concerne trois types de formations à savoir :

  • Toutes les autres formations de 3e cycle au Bénin, plus ou moins éloignées des programmes de l’IREEP et dispensées par les établissements publics et privés. En effet, une fois l’une de ces formations choisies, le secteur des offres proposées par l’IREEP perd un client.
  • Toutes les formations de 3e cycle à distance (campus numérique et cours par correspondance). L’Université virtuelle africaine et le Campus numérique francophone se taillent une crédibilité sur ce territoire de formation. Sauf que la fracture numérique, la méconnaissance des réalités du terrain par les enseignants et la pauvreté de la gamme de formations ne font pas de la formation à distance l’outil de choix des étudiants.

Les formations de 3e cycle suivies par des Béninois à l’étranger (Afrique, Europe et Amériques du Nord).

Les données disponibles datent de l’année 2003 et sont évidemment incomplètes. Mais elles nous permettent de saisir les pays de destination des étudiants béninois à l’étranger. Ainsi, d’après les travaux de Kûnzler Danier sur l’Education pour quelques-uns apparus dans l’Harmattan, 2007, respectivement 7,3% ; 6,3% ; 6,2% ; 4,65% ; 4,29% ; 3,17% ; 1,76% et 0,92% des étudiants béninois vont en France, en Allemagne, aux Etats-Unis, au Canada, au Maroc, en Belgique, en Arabie Saoudite et en Suisse.

Les stratégies de positionnement de chaque école varient selon le type de secteur à savoir le  privé ou le public.

Dans le secteur public, les programmes des facultés ne sont pas très prisés. Leurs enseignements sont très théoriques, sans une connexion avec les demandes du marché de l’emploi. La plupart des étudiants suivent ces formations parce qu’ils sont frappés par les critères de sélection. Tandis que les écoles et instituts de l’université se positionnent en termes de centre de formation de qualité. Cette stratégie de positionnement les dote d’une bonne image, d’autant que leurs étudiants sont très compétitifs sur le marché de l’emploi. Par rapport aux facultés, ces écoles universitaires font montre de rigueur et d’assiduité dans leur enseignement. Les effectifs sont réduits, contrairement à l’explosion démographique dans les facultés. Mais les établissements universitaires souffrent en commun du vieillissement du corps enseignant, de la misère pédagogique et logistique, de la pénurie documentaire, des grèves incessantes...

Dans le privé, la plupart des établissements se positionnent par des partenariats avec des universités et écoles européennes, avérés ou supposés. Mais dans la majorité des cas, le personnel enseignant n’est pas qualifié. A cela s’ajoute des diplômes dont le contenu des programmes ne cadre pas avec les attentes professionnelles. A de rares exceptions, certaines écoles font appel à des professeurs européens. En outre, ces types d’écoles disposent d’un réseau dense qui leur permet de bien insérer leurs étudiants professionnellement. Les établissements privés de la place n'affûtent pas encore leurs étudiants à la recherche.

Les nouvelles perspectives de développement de l’IREEP conformément à sa vision lui exigent de se démarquer de ses concurrents en valorisant ses forces, son positionnement et ses moteurs de positionnement.

Le cadre politico-légal du Bénin, sa situation géographique et sa dynamique démographique offrent un tissu d’opportunités pour le développement de l’IREEP. La croissance économique soutenue du pays, avec de nombreux investissements et projets, nécessite des ressources humaines très qualifiées. En l'occurrence, dans un bassin socio-culturel où les diplômes représentent un prestige social.

Face aux défis de la mondialisation, la demande de compétences pointues s'accroît  notamment dans le domaine des services publics et privés, des projets de développement et des organismes internationaux. Le marché de l’emploi attend une formation de qualité alliant pratique et théorie, maîtrise de l’anglais, des savoirs, savoir-faire et savoir-être à l’échelle internationale. Notons l’importance du rôle des acteurs locaux dans la génération de nouvelles idées efficaces de développement. Cela explique la forte proportion de nouveaux établissements d’enseignements supérieurs.

Cependant, la plupart d’entre eux ont des programmes de formation qui sont en inadéquation avec le contenu des cours réellement dispensés. Dans le secteur public, l’université est en panne de recherche et de renouvellement de ses ressources tant humaines que matérielles. Ses diplômes s’adaptent peu au marché de l’emploi. La majorité des africains préfèrent émigrer mais, les études à l'extérieur coûtent chères. Certains concepts occidentaux ne sont pas adaptés aux réalités africaines. Ainsi, ces étudiants se désintègrent de leur cadre social et après leurs études, nombre d’entre eux s’établissent à l'étranger. Cette fuite des cerveaux aggrave le déficit des besoins en ressources humaines, sur place.

1.2.4 Les défis majeurs de l’Institut

De l’analyse diagnostique faite de l’environnement interne et externe de l’IREEP en rapport avec la vision qu’il s’est assignée, il se dégage deux défis majeurs qui doivent être relevés afin de lui permettre d’élargir son horizon dans ses domaines de compétence. Il s’agit notamment  du:

ü renforcement de ses capacités techniques et organisationnelles pour être l’un des principaux centres d’excellence en matière de formation et de recherche ;

ü renforcement de son leadership pour mieux influencer les choix des décideurs et des partenaires au développement en Afrique en vue de mieux contribuer au développement de l’Afrique en général et du Bénin en particulier.

Le premier défi implique la nécessité d’une restructuration de l’Institut sur le plan organisationnel et d’un renforcement de ses capacités techniques dans les domaines de l’organisation de la formation et de la conduite des travaux de recherche. Ceci exige la restructuration des différentes structures de l’institut qui s’occupent de la formation et de la recherche. En matière de formation, il s’agira de créer de nouveaux programmes de formation qui cadrent le mieux avec la demande des étudiants potentiels, les besoins du marché du travail et tout ceci en rapport avec la contribution de ces programmes au développement des capacités de recherche en Afrique. Ce défi exige à l’Institut de se démarquer des autres établissements de formation supérieure à travers la qualité des cours et des enseignants et en améliorant les conditions de travail des étudiants et leur placement sur le marché du travail. Il s’agira également de veiller à la recherche de bourses de formation pour les étudiants et de garantir la reconnaissance des diplômes qui seront délivrés.

A travers ce premier défi, dans le domaine de la recherche, il sera question d’accroitre le nombre et la qualité des productions scientifiques de l’Institut. Les actions seront mise en œuvre pour accroitre les capacités techniques de l’institut et celles de son personnel administratif et de recherche.

Quand au second défi, il prend en compte toutes les stratégies à mettre en place pour renforcer la visibilité des actions de l’institut tant dans le domaine de la recherche que de la formation. Il s’agira de rehausser la qualité des prestations de l’Institut dans tous ses domaines d’intervention pour faire de lui un centre d’excellence et un centre de référence que les décideurs et partenaires au développement pourront consulter pour faire le choix des politiques efficaces de développement économique et social en Afrique en Général et au Bénin en particulier.

II. VISION, MISSION, OBJECTIFS ET STRATEGIES

2.1 VISION

2.1.1 Énoncé de la vision

La vision de l’Institut de Recherche Empirique en Economie Politique est de «devenir le plus grand centre d’excellence dans les domaines de la formation et de la recherche en sciences sociales en Afrique ».

2.1.2 Fondements de la vision

La vision a été retenue pour répondre entre autres aux limites actuelles de l’institut et aux exigences de son environnement interne et externe duquel découlent les principaux défis à relever.

Cette vision sera concrétisée par la création de l’African School of Economics (ASE) en 2014 qui offrira une gamme variée de programmes de master à l’instar des grandes écoles internationales. Elle comprendra une structure indépendante chargée de la recherche, dénommée IREEP.

Afin de réaliser sa vision, l’IREEP entend améliorer la qualité de ses activités pour devenir le point de référence en matière de recherche sur les questions de développement. Le projet émane du besoin de nouvelles idées génératrices du développement de l’Afrique élaborées par les chercheurs locaux.

Que ce soit au niveau de la formation avec des curricula rigoureux et un corps enseignant compétent, ou au niveau de la recherche avec des chercheurs aguerris produisant des articles scientifiques de haute qualité, publiés dans des revues scientifiques internationales, ou encore au niveau de l’administration doté d’un personnel qualifié, l’Institut met l’accent sur l’excellence.

Cette culture d’excellence ne peut qu’entrainer une plus grande crédibilité et notoriété à l’Institut. En effet, il serait reconnu pour la pertinence de ses activités et sollicité par plusieurs parties prenantes clés afin de participer à l’élaboration des projets de développement, à l’assistance technique des administrations publiques et privées à travers des offres de formation de courte durée en Planification, Programmation, Budgétisation, Suivi-Evaluation, Gestion de l’information, utilisation d’outils statistiques et à l’évaluation d’impact des politiques de développement. Ainsi, l’IREEP exprime son engagement et sa détermination à s’outiller sur les plans institutionnels, humains et techniques afin d’assurer pleinement sa mission.

2.2 MISSION

La mission de l’IREEP est de contribuer à l’élaboration des politiques publiques et à l’avènement du développement durable en Afrique à travers la recherche, comme outil d’aide à la décision des politiques publiques, et la formation de cadres pour le secteur public et privé.

2.3 OBJECTIFS

2.3.1 Objectif Général

L’objectif général vise à contribuer au développement de l’Afrique en se basant sur la formation et la recherche.

2.3.2 Objectifs spécifiques

L’Institut s’est fixé trois objectifs majeurs afin de réaliser sa vision :

  • améliorer sa visibilité et renforcer son influence sur les choix, l’exécution et l’évaluation de politiques publiques en Afrique ;
  • élargir son champ de recherche à d’autres sciences sociales.

2.4 STRATEGIES

2.4.1 Enoncé des stratégies

La réalisation de la vision repose sur les axes stratégiques propres aux aspects institutionnel et technique des trois domaines d’intervention de l’IREEP, à savoir, la formation, la recherche et la communication. Ainsi, les axes stratégiques retenus s’énoncent comme suit :

  1. Renforcement des capacités techniques, organisationnelles et institutionnelles ;
  2. Promotion d’une gestion optimale du personnel ;
  3. Mise en place de nouveaux programmes de formation répondant aux normes internationales ;
  4. Amélioration de la gestion des programmes académiques suivant des normes de qualité ;
  5. Promotion de l’insertion professionnelle des diplômés de l’IREEP.
  6. Renforcement de la recherche au service du développement ;
  7. Amélioration de la visibilité des outputs et activités ;
  8. Amélioration du leadership de l’IREEP en matière d’influence des politiques publiques ;
  9. Mise en place d’un mécanisme efficace de recherche de financement des activités ;
  10.  Amélioration de la gestion des ressources financières et matérielles de l’IREEP.

Schéma 1 : Cadre stratégique : Présentation  des stratégies en relation avec les défis, la vision, les objectifs et les axes d’intervention

2.4.2 Description des stratégies

Axe 1 : Renforcement des capacités techniques, organisationnelles et institutionnelles

Cet axe stratégique s’appuie sur le besoin d’institutions solides, de personnel compétent et motivé et de programmes de qualité pertinents afin de réaliser la vision de l’Institut.  Il s’agit tout d’abord de formaliser les organes de l’actuel IREEP, notamment en validant les textes qui régissent le statut et le fonctionnement de l’Institut, en faisant une restructuration interne de tous les départements et en reformant l’organigramme. Ces textes doivent être vulgarisés au niveau de tout le personnel de l’Institut de même que de ces organes de gestion. Ensuite, l’IREEP devra mettre en place un mécanisme de suivi évaluation de ses activités afin de s’assurer que les activités menées cadrent bien avec les objectifs fixés. Il sera également nécessaire d’offrir des opportunités de formation et de renforcement de capacités au personnel afin de rehausser leurs compétences. Finalement, le personnel et les étudiants de l’IREEP requièrent un cadre adéquat permettant des conditions optimales de travail.

Axe 2 : Promotion d’une gestion optimale du personnel

Cet axe vise à mettre en place des stratégies incitatives axées sur la performance du personnel de l’IREEP. Il consiste à élaborer des programmes de recrutement et à améliorer le processus de recrutement, à concevoir des contrats de performance, à développer des plans de carrière et à mettre en place un mécanisme de suivi évaluation du personnel administratif, enseignant et de recherche basé sur les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication.

Axe 3 : Mise en place de nouveaux programmes de formation répondant aux normes internationales

Un des objectifs de l’IREEP est de devenir un grand centre d’excellence en matière de recherche et de formation. A compter de 2014, et ce à travers la création de l’ASE, de nouveaux programmes de formation répondant aux normes internationales seront offerts tant dans la rigueur et la qualité du curriculum que dans la qualité des enseignants. Ces programmes sont illustrés dans le tableau ci après.

Tableau 1 : Liste des nouveaux programmes à créer

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PROGRAMMES

FILIERES

Master in Business Administration (MBA)

Finances

Marketing

Management et Sciences de Décision

Master in International & Public Affairs (MIPA)

Institutions Internationales et Organisations Non Gouvernementales

Administration et Finances Publiques

Planification urbaine, gouvernance locale et Gestion des Infrastructures

Master in Mathematics, Economics & Statistics (MMES)

Economie Publique et Statistiques Appliquées

Mathématique et Economie

Mathématique et Statistique

Master in Development Studies   (MDS)

Histoire économique

Gestion des Projets de Développement

Ethique et Développement

 

Par ailleurs, sur la période de mise en œuvre du plan stratégique, les dispositions doivent être prises pour que ces diplômes soient reconnus par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et le Centre Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES).

Axe 4 : Amélioration de la gestion des programmes académiques suivant des normes de qualité

L’Institut poursuivra ses efforts d’offrir des programmes de qualité par des enseignants compétents dans des conditions de travail adéquates aux étudiants et répondant aux besoins du marché de travail. Au niveau de l’administration, il est nécessaire d’améliorer la programmation, l’exécution et l’évaluation des cours, le suivi de la qualité de la prestation des professeurs et la gestion des dossiers des étudiants. De plus, le centre d’excellence se donnera les moyens d’attirer les étudiants de toute l’Afrique, d’organiser leur hébergement et de mettre en place des programmes d’échanges entre universités.

Axe 5 : Promotion du placement des diplômés de l’IREEP

L’objectif de cet axe est de coupler la formation  à l’insertion professionnelle. Pour ce faire, il sera nécessaire d’œuvrer à étendre les partenariats entre l’IREEP et les structures utilisatrices potentielles des diplômés de l’IREEP aussi bien sur le marché de l’emploi qu’avec les universités pour des programmes de doctorat. Par ailleurs, la notoriété de l’école sera accrue en faisant la promotion des diplômés. Pour cela, l’IREEP mettra en place une base de données visant à  suivre ses anciens étudiants à travers la création et l’animation d’un réseau des anciens étudiants de l’IREEP.

Axe 6 : Renforcement de la recherche au service du développement

Il s’agit d’être fidèle à l’ambition de l’IREEP qui est de devenir un centre de recherche produisant des articles de bonne qualité, pertinents et qui peuvent être publiés tant à l’échelle régionale qu’internationale. Pour cela, un programme de recherche sera élaboré pour favoriser la rédaction d’articles apr les chercheurs. De plus, deux revues scientifiques seront créées et éditées. Ainsi, l’IREEP offrira un cadre incitatif et stimulant pour ses chercheurs à travers l’accès à des données primaires, l’apprentissage entre pairs, l’implication d’enseignants-chercheurs externes pour le contrôle de qualité et l’organisation de conférences entre chercheurs.

Axe 7 : Amélioration de la visibilité des activités de l’IREEP

Cet axe vise d’abord à faire connaitre les activités de l’IREEP au grand public. Il s’agit donc d’élaborer un plan de communication qui permettra de faire une promotion plus agressive du MEPSA et ultérieurement de l’ASE, de disséminer les résultats de recherche et d’engager les parties prenantes sur les questions de développement à travers des conférences. Des outils tels que le site Web, la note semestrielle d’informations sur les activités de l’IREEP, les revues scientifiques, les ateliers et les communiqués de presse et un lien plus étroit avec la presse permettront à l’IREEP de se démarquer et d’être reconnu pour la qualité de ses activités.

Axe 8 : Amélioration du leadership de l’IREEP en matière d’influence des politiques publiques

Avec une plus grande visibilité sur la sphère publique et intellectuelle, l’IREEP ambitionne de participer plus activement, de manière non partisane, à l’élaboration des politiques publiques de développement. Il sera question d’œuvrer à ce que l’expertise de l’IREEP en matière de recherche et son expérience sur les questions clés de développement soient prises en compte par les décideurs politiques lors de l’élaboration des politiques publiques. Cela sera facilité par :

  • des rencontres périodiques et une approche plus efficace en terme d’écoute avec des responsables influents des structures clés,
  • l’organisation de conférences sur les thèmes clés de développement,
  • l’édition et la vulgarisation des plaquettes et autres documents d’aide à la prise de décisions sur les résultats des travaux de recherche.

Axe 9 : Mise en place d’un mécanisme efficace de recherche de financement pour les activités de l’IREEP

Avec ses plans d’expansion, l’IREEP a un besoin accru de financement pour ses diverses activités.

Dans le cadre de la mobilisation de financements, le département de la recherche y participe à travers :

  • la conception de projets de recherche susceptibles de bénéficier de financements extérieurs et,
  • la soumission et l’exécution des études commanditées par des partenaires nationaux ou internationaux.

Dans le même temps, le département de la formation contribue à la mobilisation de ressources financières par les offres de formation et d’appui-conseils qu’il peut apporter aux institutions publiques ou privées, nationales ou internationales.

Axe 10 : Amélioration de la gestion des ressources financières et matérielles de l’IREEP

Cet axe stratégique vise à optimiser la gestion des ressources financières et matérielles. Cela passe par le respect strict des procédures de gestion financières en vigueur. De même, l’informatisation de la gestion des ressources matérielles et financières d’une part et la réalisation des audits financiers et institutionnels périodiques d’autre part contribueront à cette amélioration.

III. MISE EN ŒUVRE DE LA STRATEGIE

Cette partie présente la matrice des principales actions à mettre en œuvre pour l’opérationnalisation du plan stratégique, le mécanisme de suivi-évaluation et les conditions critiques de la mise en œuvre.

3.1 Le Plan d’actions de mise en œuvre des stratégies

En vue de la mise en œuvre efficace du plan stratégique, des actions ont été identifiées et se présentent par objectifs et stratégies. Ainsi, le plan d’actions quinquennal sur la période de mise en œuvre du plan stratégique 2012-2016 de l’IREEP retrace les actions en rapport avec les stratégies, les périodes de mise en œuvre et le coût de même que les sources de financement.

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Tableau 2 : Plan d’actions du plan stratégique 2012-2016

 

Actions

Périodes

Coût estimé en millions de FCFA

Indicateurs

Observations

Structures responsables

Objectif 1 : Devenir le plus grand centre de formation en management et en économie avec une nouvelle  gamme de programmes de formation

 

Stratégie 1 : Renforcement des capacités techniques, organisationnelles et institutionnelles

Action 1-1 : Changement de statut de l’IREEP avec la  création de l’ASE et des centres de recherche que sont l’IREEP et l’IDESP

2012

 

L’IREEP devient un centre de recherche

Avril 2012

Toutes structures

 

2012

 

Nombre d’organes de gestion fonctionnels

Décembre 2011

Direction Générale, Administration Générale, Ressource Financières et Logistique

Action 1-2 : Mise en place et dynamisation de tous les organes de gestion de l’Institut

Validation au conseil d’administration

Action 1-3 : Conception et mise en œuvre d’un plan de formation du personnel administratif et de recherche

2012-2016

 

nombre d’agents  formés

Juin 2012

Administration Générale/Ressources Financières & Logistique

Action 1-4 : Construction d’un campus de l’ASE

2012-2016

 

Taux d’exécution du projet de construction du campus de l’ASE

2016

Direction Générale, Administration Générale, Ressource Financières et Logistique

Plan des travaux de constructions

Action 1-5 : Equipement des bureaux du personnel administratif et des chercheurs

2012-2016

 

Pourcentage du personnel disposant d’un minimum d’outils de travail performants

2013

Ressources Financière et Logistique

Achat d’équipement

Action 1-6 : Equipement des locaux des étudiants et des enseignants

2012-2016

 

Taux de satisfaction des étudiants et du corps enseignant des conditions de formation

2013

Ressources Financière et Logistique, département de la formation

Achat d’équipement

Stratégie 2 : Promotion d’une gestion optimale du personnel

Action 2-1 : Mise en application des manuels de procédures de la gestion des ressources humaines de l’IREEP.

2012-2016

 

Nombre de manuels disponibles

2012

Administration Générale

Action 2-2 : Conception des contrats (de performance etc) pour le personnel administratif, des enseignants et  des chercheurs

2012-2016

 

Nombre de contrats élaborés et exécutés

Annuel

Administration Générale

Action 2-3 : Suivi –évaluation du personnel administratif, enseignant et de recherche

2012-2016

 

Niveau de motivation et sondage d’opinion

2012

Direction Générale/Administration Générale/Ressources Financière et Logistique

mise en place du mécanisme de suivi évaluation. Le sondage est annuel

Action 2-4 : Informatisation de la gestion des dossiers des ressources humaines de l’Institut

2012-2016

 

Un logiciel fonctionnel existe et est utilisé

Février 2012

Administration Générale/Ressource financière/Informatique

acquisition de logiciels de gestion des ressources humaines

Action 2-5 Informatisation de la gestion académique des programmes et de la bibliothèque

2012-2014

 

Nombres de logiciels fonctionnels

Mars 2012 acquisition de logiciels de gestion académique

Administration Générale/Ressource financière/Informatique/Département de la formation

Action 2-6 Création d’un service de ressource humaine

2014-2015

 

Recrutement du Chef service

2015

 

Stratégie 3 : Mise en place de nouveaux programmes de formation répondant aux normes internationales

Action 3-1 : Mise en place de programmes de formation de niveau master

2012-2014

 

Nombre de titres disponibles

Juillet 2012

Département de la formation

Finalisation des intitulés et des filières

Action 3-2: Conception des nouveaux programmes de master

2012-2014

 

Niveau –d’adéquation des contenus des programmes aux standards  internationaux. Comment mesure-t-on cet indicateur

Juin 2012

Département de la formation

Curriculum, liste des enseignants

Octobre 2012

syllabus des cours

Action 3-3 : Création des nouveaux programmes avec l’autorisation du Ministère de l’enseignement supérieur

2012-2014

 

Nombre de programmes créés

Octobre  2012

Département de la formation

Action3-4 : Démarrage des nouveaux programmes de master

2014

 

 

2014

Département de la formation

Action 3-5 : Homologation et reconnaissance par le MESRS de tous les programmes de formation mise en place

2012-2014

 

Nombres de programmes homologués et de diplômes reconnus

 

Département de la formation

2014

Action 3-4 : Accréditation par le CAMES de tous les programmes de formation mis en place

2012-2014

 

 

 

 

Stratégie 4 : Amélioration de la gestion des programmes académiques suivant des normes de qualité

Action 4-1 : Extension du recrutement des étudiants à plusieurs pays de l’Afrique et amélioration du processus de recrutement

2012-2014

 

Nombre de nationalités participants à la formation

Janvier 2012 – Janvier 2014

Direction générale

Maquettes publicitaires

Séances d’information

Réservation des étudiants

 

Procédure de recrutement incluant la dynamisation des comités d’accueil des étudiants étrangers.

Action 4-2 : Amélioration de la gestion des cours, des examens, du processus de délibération et du respect du calendrier universitaire

2012-2014

 

Taux de satisfaction des organes de gestion des programmes de formation

Rentrée 7ème promotion

Département de la formation

Changement de formats de cours

Meilleur suivi des professeurs

Action 4-3 : Mise en place d’un système rigoureux d’évaluation des cours et des enseignants

2012-2014

 

Taux d’exécution du syllabus, délai pour le dépôt des copies d’examen et satisfaction des étudiants

annuel

Département de la formation

Action 4-4 : Actualisation et vulgarisation des textes académiques et les règlements intérieurs

2012-2014

 

Nombres de textes élaborés et appliqués

Août 2012

Département de la formation

Action 4-5 : Dynamisation des organes de gestion des programmes de formation

2012-2014

 

Nombre d’organes de gestion des programmes de formation effectivement fonctionnel

Août 2012

Direction Générale/ Département de la formation

 

Fonctionnement du Conseil des Professeurs, de Discipline et du Conseil Scientifique et du Conseil Pédagogique.

Action 4-6 : Utilisation des TIC dans l’organisation des cours

2012-2014

 

Disponibilité et untilisation des TIC dans la formation   pour le département de la formation

Août 2012

Département de la formation/

Equipement de vidéo conférence

Département des Ressources Financières et de la Logistique

 

 

Action 4-7 : Mise en place d’un programme de visite des étudiants de l’IREEP aux institutions et d’un programme d’échanges entre l’IREEP et d’autres universités

2012-2014

 

Nombre de visites d’institutions organisés au profit des étudiants

2012

Département de la formation/ Administration générale

Protocole d’accord avec institutions

2014

Protocole d’accord avec les universités

Action 4-8 : Informatisation de la gestion des dossiers de formation de l’institut

2012-2014

 

Nombre de progiciels de gestion des dossiers de formation fonctionnel

2012

Département de la formation/ Département des Ressources Financières et de la Logistique

Acquisition des logiciels

Action 4-9 : Suivi des étudiants pendant la période de stage et rédaction du mémoire de fin de formation

2012-2014

 

Nombre d’étudiants suivis

 

Département de la formation et administration générale

Chaque fin de cours théoriques

Action 4-10 : Cérémonie de sortie de promotion

2012-2014

 

Cérémonie exécutée

Chaque fin de formation

Administration générale

Stratégie 5 : Promotion du placement des diplômés de l’IREEP

Action 5-1 : Mise en place d’un programme de partenariat entre l’IREEP et les structures utilisatrices des compétences des diplômés de l’IREEP

2012-2014

 

Nombre de contrats de partenariat existant entre l’IREEP et les  structures utilisatrices des compétences des diplômés de l’IREEP

 

Direction Générale/

 

Département de la formation/ Département des Ressources Financières et de la Logistique

 

 

2012-2014

 

Action 5-2 : Parrainage des diplômés de l’IREEP pour l’inscription au doctorat

2012-2014

 

Nombre de diplômés de l’IREEP ayant obtenu l’inscription au doctorat

 

Direction Générale/

Annuel

Département de la Formation

Action 5-3 : Parrainage des diplômés de l’IREEP pour leur  participation a des rencontres scientifiques de réseaux de recherche

2012-2014

 

Nombre d’étudiants ou diplômés de l’IREEP ayant pris part a des rencontres scientifiques

 

Département de la Formation et de la Recherche

Annuel

Objectif 2 : Elargir son programme de recherche et mettre en place une série de formations de courte durée

 

Stratégie 6 : Renforcement de la recherche au service du développement

 

 

 

 

 

Action 6-1 : Elaboration et validation par le conseil scientifique d’un programme scientifique

2012

 

Existence d’un programme scientifique

 

Conseil scientifique / Département de la recherche

Action 6-2 : Inscrire au moins deux chercheurs juniors dans des formations doctorales collaboratives entre l’IREEP et ses partenaires du nord

2012-2016

 

Nombre de chercheurs juniors inscrits en PhD.

 

Direction Générale/ Département de la Recherche

Action 6-3 : Mise en œuvre d’un programme annuel de recherche

2012-2016

 

Nombre de papiers de recherche produits par année

 

Direction Générale/ Département de la Formation et de la Recherche / Conseil scientifique

Action 6-4 : Mise en place d’une procédure de contrôle de qualité des produits de recherche

2012

 

Existence d’une procédure de contrôle de qualité

Guide de contrôle de qualité et fonctionnement des organes de contrôle de qualité.

Direction Générale/ Département de la Formation et de la Recherche/ Cellule de contrôle de qualité/ Conseil scientifique

Créer un programme dynamique de Recherche, concentré sur les politiques publiques et l’appui au secteur privé, axé autour d’une équipe sous-régionale et internationale. Les membres de l’équipe basés à l’étranger vont passer un mois par an sur le site de l’ASE.

Action 6-5 : Soumission des meilleurs papiers de recherche pour publication dans les revues internationales

2012-2016

 

Nombre de papiers de recherche prêt accepte pour publication

 

Département de la Formation et de la Recherche

Action 6-6 : Publication de working papers IREEP

2012-2016

 

Nombre de working papers publiés

 

Direction Générale/ Département de la Formation et de la Recherche

Action 6-7 : Publication de deux ouvrages coédités par l’IREEP

2012-2016

 

Coédition de deux ouvrages

 

Direction Générale/ Conseil scientifique/ Département de la formation et de la recherche

Action 6-8: Mise en place d’un programme de partenariat entre l’IREEP et des réseaux de recherche internationaux

2012-2016

 

Nombre de réseaux de recherche auxquels les chercheurs de l’IREEP sont affiliés

 

Direction Générale/ Département de la Formation et de la Recherche

Action 6-9 : Créer deux revues scientifiques :

2012-2016

 

Nombre de numéros édités par année par revue

 

Direction Générale/ Département de la Formation et de la Recherche /Cellule de la communication

« la Revue Africaine d’Economie et de Statistique (African Review of Economics and Statistics)» et « l’Observatoire du Développement Africain (African Development Observer )»

Action 6-10 : Organisation des séminaires mensuels  de recherche au profit des chercheurs et étudiants

2012-2016

 

Nombre de séminaires organisés/Taux de participations des étudiants et chercheurs

Démarrage en 2012

Direction Générale/ Département de la Formation et de la Recherche

Action 6-11 : Abonnement de l’IREEP aux grandes revues internationales

2012-2016

 

Nombre de revues internationales auxquelles l’IREEP est abonné

 

Direction Générale/ Département de la Formation et de la Recherche/Cellule de la communication

Action 6-8 : Exécution de projets de recherche au profit d’institutions partenaires

2012-2016

 

Nombre de contrat de consultation ou de recherche exécutés par année/ Budget total annuel croissant

 

Toutes structures

Action 6-9 : Mise en place d’un programme de renforcement de capacité des cadres – des administrations publique et privée en Planification, Programmation, Budgétisation, Suivi-évaluation

2012-2016

 

Nombre de cadres formés

Cette formation concerne les hauts fonctionnaires des Directions de la Programmation et de la Prospective des Ministères et Institutions de l’Etat et des cadres des entreprises et des ONG

Direction Générale/ Département de la Formation et de la Recherche

Action 6-10 : Mise en place d’un programme de renforcement de capacité en méthodes quantitatives de gestion du développement (gestion de base de données, outils statistiques d’évaluation)

2012-2016

 

Nombre de cadres formés

Cette formation concerne les hauts fonctionnaires des Directions de la Programmation et de la Prospective des Ministères et Institutions de l’Etat et des cadres des entreprises et des ONG

Direction Générale/ Département de la Formation et de la Recherche

Objectif 3 : Améliorer la visibilité de l’IREEP et renforcer son influence sur les choix de politiques publiques en Afrique

Stratégie 7 : Amélioration de la visibilité des activités de l’IREEP

Action 7-1 : Organisation des journées portes ouvertes

2012-2016

 

Nombre de journées portes ouvertes organisées par l’Institut

A organiser à l’ occasion des Journées Africaines de la Statistique

Toutes structures

Cinq (soit une journée par an)

DA, DG, DRF, DRFLG,

Action 7.2 : Edition et dissémination de la note d’informations semestrielle de l’IREEP « Le SANKOFA »

2012-2016

 

Nombre de numéros édités par année

Non prévue pour 2012

Direction Générale

Action 7.3 : Développement de partenariat avec les medias, la société civile, les Institutions Internationales et Structures Gouvernementales

2012-2016

 

Nombre de groupes de presse, d’ONG, d’organisation de la société civile et d’institutions gouvernementales et internationales participant aux activités de l’IREEP

(à compléter, voir les coupures de presses et les listes de présence effectives aux manifestations)

Direction Générale

Action 7.4 : Réalisation des étrennes de l’IREEP

2012-2016

 

Nombre d’étrennes distribués

 

Direction Générale/DRFLG

Dix types par an

Action 7.5 : Organisation des campagnes publicitaires sur les programmes de formation

2012-2016

 

Nombre de campagnes

 

Direction Générale/ Département de la Formation et de la Recherche

Une fois par an

Action 7.6 : Création des représentations de l’IREEP dans cinq autres pays africains

2012-2016

 

Nombre de pays africains où existent des agences annexes de l’IREEP

 

Direction Générale/ Département de la Formation et de la Recherche/Département des Ressources Financières et de la Logistique

Cinq pays

Stratégie 8 : Amélioration du leadership de l’IREEP en matière d’influence des politiques publiques

Action 8-1 : Organisation des conférences internationales sur les thèmes de développement de l’Afrique

2012-2016

 

Nombre de conférences organises par année

 

Direction Générale

Cinq (une par an)

Action 8-2 : Organisation des Outreach sur les résultats de recherche de l’Institut

2012-2016

 

Nombre d’activités d’Outreach organisées par année pour la dissémination des résultats de recherche de l’institut

Elargir aux mairies, ONG, Ministères, représentants structures clés, etc.

Direction Générale/ Département de la Formation et de la Recherche

Trente (six par an)

Action 8.3 : Edition et vulgarisation des plaquettes sur les résultats de travaux de recherche

2012-2016

 

Nombre de résultats de travaux de recherche édités sur  plaquettes

 

Direction Générale/ Département de la Formation et de la Recherche

Vingt (quatre par an)

Création d’un réseau de chercheurs, d’intellectuels et de représentants de structures clés pour la diffusion des informations

2012-2016

 

Existence d’un réseau opérationnel de 1000 adresses e-mails

 

DG/DRF/DRFLG

Stratégie 9 : Mise en place d’un mécanisme efficace de recherche de financement pour les activités de l’IREEP

Action 9-1 : Conception de projet de recherche structurante

2012-2016

 

Nombre de financements obtenus (dix à raison de deux par an)

 

DRF

Action 9-2 :  Exécution de projets de recherche et d’études commanditées

2012-2016

 

Nombre de projets de recherche commandités exécutés

 

DRF

Trente (six par an)

Action 9-3 : Exécution de formations et d’appui-conseils

2012-2016

 

Nombre de structures ayant bénéficié de formations et d’appui-conseils

 

DRF

 

 

 

 

 

 

Stratégie 10 : Amélioration de la gestion administrative, des ressources financières et matérielles de l’IREEP

Action 10-1: Informatisation de la gestion des ressources matérielles et financières de l’institut

2012-2016

 

Nombre de progiciels disponibles pour la gestion des ressources matérielles et financières de l’Institut

 

Département des Ressources Financières et de la Logistique

Action 10-2 : Actualisation et vulgarisation des manuels de procédures administratives, comptables et financières

2012

 

Manuels actualisés disponibles

 

DG, DA, DRFLG

Action 10-3 : mise en place d’un mécanisme d’évaluation du personnel suivant les profils et compétences

2012-2016

 

fiches d’évaluation disponibles

 

DG/DA/DRFLG

Action 10-4 : réorganisation administrative en se basant sur la vision de l’IREEP

2012-2016

 

Nombre de recrutements effectués

 

DG/DA/DRFLG

Action 10-5 :

 

 

 

 

 

Action 10-6 : Audits financier, institutionnel et de gestion  de l’IIREEP

2012-2016

 

Nombre d’audits réalisés par an

 

Direction Générale/Département des Ressources Financières et de la Logistique/Administration Générale

Cinq (un par an)

3.2 Mécanisme de mise en œuvre et de suivi-évaluation

La mise en œuvre sera assurée par l’ensemble des responsables des structures de l’IREEP. La réalisation des objectifs qui sous-tendent les différents axes stratégiques du plan dépend de la mise en œuvre des actions identifiées et la forte implication des acteurs intervenant dans la conduite des activités. Le plan stratégique servira désormais de cadre de référence, d’intervention de l’IREEP sur la période de 2012 à 2016. Il sera la boussole pour l’élaboration des budgets et plans d’action annuels de l’Institut. Les axes prioritaires et les stratégies retenus tiennent compte de la vision, de la mission et des objectifs de l’Institut. La mise en œuvre du plan stratégique de l’IREEP, requiert les conditions nécessaires ci-après :

  • l’appropriation par toutes les parties prenantes (acteurs internes et externes) de la vision, des objectifs et des stratégies retenues par axe prioritaire ;
  • la mobilisation des ressources humaines, matérielles et financières nécessaires à sa mise en œuvre.

La mise en œuvre efficace du Plan Stratégique dépend, pour une large part, d’une définition d’un cadre institutionnel adéquat. Pour ce faire, il s’agit de mettre en place un Comité de Suivi du Plan Stratégique (CSPS) dont les attributions se résument à :

  • assurer la cohérence des actions envisagées et/ou mises en œuvre avec les stratégies définies ;
  • évaluer les progrès accomplis dans la mise en œuvre de ces stratégies ;
  • faire une revue à mi-parcours du Plan Stratégique en 2014 ;
  • donner des orientations précises pour une mise en œuvre efficace et efficiente du Plan Stratégique.

Ce CSPS est composé de tous les membres du Conseil d’Administration de l’IREEP et du Comité de Direction de l’Institut.

Le CSPS se réunira une fois l’an notamment au cours du quatrième trimestre.

Le CSPS mettra tout en œuvre pour assurer la bonne exécution de ce Plan Stratégique dans les délais fixés. Pour son exécution, le Plan stratégique sera décliné en Plans de Travail Annuels (PTA) validés et suivis rigoureusement par le CSPS. Les budgets annuels de l’Institut sur la période de 2012-2016 reposeront sur les activités contenues dans les PTA conçus en cohérence avec le plan d’actions du plan stratégique. Des rapports de mise en œuvre des PTA  seront faits trimestriellement et soumis au CSPS et aux organes de gestion de l’Institut.

3.3 Conditions de succès

La mise en œuvre efficace de ce plan stratégique dépend dans une large mesure de son appropriation par tout le personnel de l’IREEP de même que de ses organes de gestion. Par ailleurs, l’un des facteurs de succès de la mise en œuvre de ce plan stratégique de l’IREEP sur la période 2012-2016 est la confiance des partenaires de l’institut en sa vision et de leur appui technique et financier. Il s’en suit que ces deux éléments sont des facteurs clés, conditions sur lesquels il faut absolument agir pour que les objectifs fixés soient atteints.

CONCLUSION

Le plan stratégique de l’IREEP a permis de consolider les politiques existantes et d’harmoniser les stratégies avec la vision de l’Institut et de ses partenaires.

Ainsi, il prend en compte les préoccupations liées à la formation, à la recherche, à la communication, à l’administration et au financement. A ce titre, il constitue un véritable outil de référence pour l’élaboration des budgets annuels de l’Institut. Il permettra de rendre facile et réalisable les budgets, en le dotant d’une base solide d’actions à court, moyen et long termes afin de mieux orienter et de rendre efficaces les interventions de l’Institut.

Le succès de la mise en œuvre de ce plan dépendra de la volonté de chacun des acteurs à en faire une préoccupation quotidienne. En effet, le personnel devrait se l’approprier et œuvrer pour sa mise en œuvre. La recherche permanente d’éléments phares à mettre à l’actif de chaque structure responsable d’une quelconque action ne devrait pas amener à s’écarter du plan et à le rendre obsolète.

Par ailleurs, la meilleure coordination de l’ensemble des actions contribuera non seulement à la diversification des sources de financement mais aussi et surtout à la qualité des formations données et recherches réalisées, ce qui permettra à coup sûr l’obtention des résultats escomptés et la réalisation de performances encourageantes.

Enfin, il ne suffit pas d’avoir un cadre référentiel pour atteindre les objectifs fixés. Il faut que les stratégies définies soient mises en œuvre ; ce qui suppose l’existence des documents d’opérationnalisation. Sur ce, des outils d’opérationnalisation du Plan Stratégique tels que : le Plan de travail annuel (PTA), le Plan de Consommation de Crédit (PCC), le Plan de Passation de Marché (PPM), les contrats de performance et lettres de missions (adressés à chaque acteurs) seront élaborés à la fin de chaque année pour l’exercice budgétaire suivant.


ANNEXE


ANNEXE 1 : Tableaux du mode calcul des indicateurs de suivi-évaluation des stratégies, de leur valeur de référence et des valeurs cibles sur la période 2010-2014



[1] Professeur titulaire de sciences économique et politique à l’Université de Princeton,

[2] Enquêtes et études d’évaluation d’impact

 

TABLE DES MATIÈRES

TABLE DES MATIÈRES. 2

PREFACE. 3

RESUME EXECUTIF. 4

intrroduction. 7

I.     Présentation générale. 8

1.1.     Contexte et justification. 8

1.2.     DIAGNOSTIC STRATEGIQUE. 11

1.2.1   Analyse du cadre institutionnel de l’IREEP. 11

1.2.2   Analyse de l’environnement interne de l’IREEP. 12

1.2.2.1    Analyse du cadre organisationnel 12

1.2.2.2    Analyse des capacités techniques internes de l’IREEP. 12

1.2.3   Analyse diagnostique de l’environnement externe de l’IREEP. 16

 

II.    MISE EN ŒUVRE DE LA STRATEGIE. 31

Mécanisme de mise en œuvre et de suivi-évaluation. i